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Aimé CESAIRE, de la Harlem Renaissance à Présence Africaine

Un film documentaire de Blaise Ndjehoya





Sélection officiel du Festival International Etonnants voyageurs 2010 - St Malo.
Synopsis :
BLACK, HARLEM RENAISSANCE 1919 -1929
La thèse du jeune étudiant Aimé Césaire à Normale Sup avait pour sujet "la Harlem ou la Black Renaissance". Quelque part dans le film, Césaire dont on savait la dette à Rimbaud et à Lautréamont, lorsqu’il crée la revue "Tropiques" en 1941 à la Martinique, avoue que la Black Renaissance a été le déclic de la révolution poétique que fut la "Négritude". Avec son aîné rencontré en classes préparatoires L. Sédar Senghor, tous les deux apprennent au contact du guyanais Gontran Damas, l’invention de la poésie noire états-unienne, qui intégrait le blues et le folklore du sud à travers la Black Renaissance G. Damas, auteur des recueils de poésie que sont "BlacK Label" ou "Pi(g)ments" serait d’après Césaire, le véritable inventeur du label ou du concept de "Négritude", auquel Senghor et lui vont donner de la substance.

PRESENCE AFRICAINE déc. 1947 - janv.1948
Dans son fameux liminaire publié dans le premier numéro de la revue "Présence Africaine", le fondateur Alioune Diop définit la Négritude comme "l’ensemble des valeurs du monde noir" à inscrire dans la "modernité". La crise économique (1929-1933) commencée un" jeudi noir" à la Bourse de New-York, et qui se poursuit jusqu’au "New Deal" de Roosevelt marque la fin de la Black Revolution qui avait ses quartiers à Harlem. La musique (jazz, blues, chant lyrique) la poésie, la peinture, les arts graphiques, la danse, (....) - toutes fleurs écloses dans le Nord-Ouest de Manhattan, sur les rives du fleuve Harlem -, vont traverser l’Atlantique et passer de l’Amérique du Nord à l’Europe de l’Ouest. La France en général et Paris en particulier vont devenir le refuge des transfuges de ce mouvement culturel. La revue fondée par le sénégalais Alioune Diop en décembre 1947 à Dakar et janvier 1948 à Paris deviendra le lieu rencontre entre noirs des Etats-Unis d’Amérique, des Caraïbes Françaises, et de l’Afrique.

La CONFERENCE des ARTISTES et INTELLECTUELS du Monde Noir 1956, Sorbonne, Paris
A Paris, R. Wright(1946), J. Baldwin (1948-9), pour le roman, C.Himes (1953) pour le polar, Joséph. Baker et Sydney Bechet (1922) pour la "Revue Nègre", Herb Gentry (1946-7), pour la peinture, Gordon Parks, (....) pour la photographie de "Life Magazine" (...) sont quelques figures des transfuges de Harlem, ou de la Nouvelle-Orléans, la première étant la réplique de la seconde, celle qui vit le jour à Congo Square au dix-neuvième siècle. Autour de la revue "Présence Africaine" devenue maison d’édition en 1954, Alioune Diop et la Société Africaine de Culture (S.A.C) organisent l’été 1956 dans la salle Descartes en Sorbonne, la première "Conférence mondiale des Artistes et Intellectuels Noirs". Les noirs américains, ex soldats de la II.ème Guerre Mondiale, pour la plupart, munis des bourses pour GI, les Antillais et les Africains, résistants et ou universitaires, débattent de la notion de la culture.

La RIVE NOIRE
Le voyage mythique en France, initié d’abord par les mûlatres de la Nouvelle-Orléans au XIXe s, inventeurs de la première école de poésie, les CENELLES, poursuive par les troupes black Us de la première guerre mondiale (James Europe et le premier Big Band de Jazz Nlle-Orléans), suivie par les danseurs et les musiciens de la Revue Nègre chroniquée par Jean Cocteau dans sa revue, "le Coq et l’Arlequin", deviendra entre les deux guerres le must des artistes de la Harlem renaissance.
Le philosophe Alan Locke, théoricien du New-Negro, le sociologue W.E. Dubois, ("Soul of Black People"), les poètes Langston Hugues ("Niger"), ou Claude Mc Kay("If we must die") maintiennent la tradition du voyage en France entre les deux-guerres. Cette génération qui appartient à la Harlem Renaissance , et ses successeurs composeront les transfuges de la Rive Noire, celle qui part des rives de la Harlem et de l’Hudson jusqu’aux berges de la seine. Ils sont dans le livre de Michel Fabre, "la Rive Noire", biographe, traducteur, historien de la Harlem Renaissance.

De cette galerie de portraits, ressortent R Wright, Claude Mc Kay, et J Baldwin, Herb Gentry peintre du groupe cobra, premier galeriste noir de Paris, Gordon Parks, inventeur du cinéma de la Blackpoitation ("Shaft"). Leurs pairs africains et antillais sont Senghor, Césaire, Damas, Franz Fanon, Alioune Diop, Edouard Glissant, Mongo Béti, Guy Tirollien, (....)

Les Hommes en BLEU
Le peintre et sculpteur Bato, filmé au cours d’une performance, dessine un portrait d’Aimé Césaire en bleu, tandis que Blaise Ndjehoya, le documentariste, l’oreille bleue aussi, scande le poème du poète peuhl sénégalais Birago Diop extrait de "Souffles", du recueil "le Chant des Rameurs " : les morts ne sont pas morts...

Genre : Documentaire
Durée : 57 minutes
Réalisateur :Blaise NDJEHOYA
Production : ABSYNTHE production
Année de production : 2008
avec le soutien de la direction culturelle de la ville de St Etienne

Avec
Manuel ZAPATA OLIVELLA
Gilles ROUSSI
Aimé CESAIRE
Michel FABRE
Gordon PARKS
Herb GENTRY
Isnel MOSQUERA de la RENTERIA
Alfonso CORDOBA



EXTRAIT HARLEM RENAISSANCE
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