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Alioune Diop "L’Ébène lumineux"

Documentaire en préproduction





Après la fin de la II eme Guerre mondiale, avec l’aide des préfaciers tels Desnos, Breton ou Sartre, la France coloniale découvre la prose et la poésie de Gontran Damas le guyanais, Aimé Césaire, le martiniquais, Léopold Sedar Senghor le sénégalais. La société des gens de lettres, francophone et anglophone prend conscience de ce qu’on appellera la « Négritude », et se familiarise avec les liminaires de la revue « Présence Africaine » signés par son fondateur, le sénégalais Alioune Diop.

Le liminaire du numéro 1 de la revue qui est simultanément diffusée à Dakar et à Paris en appelle à la collaboration des hommes de toutes couleurs désireux de faire entrer le monde noir, post esclavagiste dans la « modernité ».

Plus jamais, comme pour la fiction de René Maran, « Batouala » prix Goncourt en 1922, une fiction littéraire signée par un colonisé ne sera qualifiée de « roman-nègre », mais de roman tout court.

La revue et les éditions « Présence Africaine » ont changé à jamais, voire « décolonisé » l’image du noir, qui est passé du mépris des tirailleurs sénégalais à la reconnaissance des préfaciers français.

Auteur et producteur des « Statues meurent aussi », l’inventeur de la bibliothèque post-coloniale a traversé le temps grâce au logo Dogon qui résume si bien sa posture : la tête dans les nuages du ciel astronomique et les pieds dans les arpents de la géométrie des falaises du Bandiagara.

Mongo Béti le surnommait mon « créateur » et Césaire lui a édifié une stèle obélisque. Faire son portrait revient à raconter par l’image la bibliothèque noire, probablement une des plus grandes aventures intellectuelles du XXe siècle.

Titre provisoire : Alioune DIOP "L’Ébène lumineux"

• Réalisateur & Auteur : Blaise NDJEHOYA • Durée : 52mn • Début de la production : 2005 • Version de tournage : Française

Images anniversaires de Présence Africaine : 1947-1997